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26/07/2018

Les investisseurs internationaux très optimistes sur la croissance du continent africain


LES TECHNOLOGIES ET L'INNOVATION JUGEES PROMETTEUSES

Havas Horizons, l’offre de conseil dédiée aux nouveaux pays émergents de l’agence Havas Paris et de l’Institut Choiseul publie, pour la 4e année consécutive, son baromètre sur la perception des investisseurs internationaux de l’économie africaine à horizon 2023. (accèder aux infographies)

Cette année encore, les investisseurs internationaux (92%) réaffirment leur optimisme et renouvellent leur confiance quant aux perspectives économiques du continent à horizon 2023.  Ils sont aussi une grande majorité (80%) à envisager de renforcer leurs positions.

Le Top 5 des pays les plus attractifs consacre cette année la Côte d’Ivoire, le Kenya, le Nigéria, Ghana et Afrique du Sud, évinçant du tableau l’Ethiopie et le Sénégal prisés l’an dernier.  

Les secteurs d’activité favoris demeurent, comme l’an dernier, les services financiers, la grande distribution et l’énergie qui constituent le TOP 3.  Mais les services financiers, liés à la bancarisation du continent et à l’accès à un éventail de services bancaires de plus grande qualité, trustent cette année la 1ère place (23%). La grande distribution arrive naturellement en 2e position (16%), porté par l’émergence d’une classe moyenne et l’augmentation de la demande intérieure. L’énergie s'en trouve ainsi reléguée à la 3ème place.

L’engouement pour ces secteurs se couple d’un intérêt nouveau pour l’innovation et les nouvelles technologies qui recèleraient un important potentiel (98%) . Les sondés croient en l’émergence d’un modèle spécifique africain (76%) et souhaitent renforcer leurs investissements dans ces secteurs (68%). Le Kenya et l’Afrique du Sud sont, dans l’ordre, les premiers ciblés devant le Rwanda, le Nigéria et le Sénégal. Toutefois, l’instabilité politique (23%), le climat des affaires et la corruption (19%) sont encore considérés comme des freins.


« La croissance inclusive durable de l’Afrique soutenue par le dynamisme de sa jeunesse et sa participation à la croissance mondiale sera conditionnée par sa capacité à financer les projets mais aussi à placer l’innovation comme la priorité de son développement dans tous les secteurs de l'économie. »  explique Jean-Philippe Dorent, Directeur général d’Havas Horizons. « L’émergence d’un modèle spécifique africain semble une certitude pour une majorité d’acteurs économiques et c’est une bonne nouvelle pour l’Afrique. »

Méthodologie : Le baromètre Havas Horizons 2018 a interrogé en mars & avril 2018 un panel (annexe) de près de 50 des plus grandes institutions financières et bancaires (analystes senior, directeurs financiers, directeurs Afrique, CEO… ) exerçant une activité en Afrique, au fait des enjeux du continent et contribuant activement à son développement économique. Cette enquête, réalisée par le biais d’un questionnaire Surveymonkey, a été renforcée par une série d’entretiens individuels avec des acteurs économiques de premier plan en Afrique.

DES INVESTISSEURS OPTIMISTES MAIS PRAGMATIQUES


Le continent africain conserve attractivité aux yeux des investisseurs, notamment en raison de son retour rapide à la croissance après le ralentissement en 2015. Près de 92% des sondés se déclarent optimistes quant aux perspectives économiques du continent à court terme et à horizon 2023. L’émergence de la classe moyenne, l’amélioration du climat des affaires, le dynamisme démographique et la diversification économique y sont pour beaucoup. Et si la mise en place des réformes structurelles est toujours attendue, 60% des sondés souhaitent néanmoins renforcer leur position en 2018 (65% en 2017) et 80% à horizon 2023.
 
Le rôle croissant des flux privés vers le continent, notamment asiatiques et moyen-orientaux, en sont l’une des raisons. Les facteurs endogènes comme l’augmentation de la demande intérieure, le dynamisme démographique et la mise en œuvre de grands projets d’infrastructures ainsi que la diversification économique contribuent aussi nettement à cet enthousiasme.

LE TOP 5 DES PAYS VALORISÉS PAR LES INVESTISSEURS

Malgré leurs différences, 5 pays affichent des perspectives économiques prometteuses.
#1 La Côte d’Ivoire (63%) arrive en tête, après une entrée dans le classement 2017 (2ème position)
#2 Le Kenya attire 61% des sondés et reste en bonne place (1er en 2017)
#3 Le Nigéria gagne une place (33%)
#4 Le Ghana, grand absent l’an dernier, fait son retour, (37%)
#5 L’Afrique du Sud (34%) fait son entrée dans le classement
L’Éthiopie et le Sénégal disparaissent ainsi du classement.
À noter que le Nigéria reste très dépendant du pétrole, créant une certaine défiance des investisseurs, contrairement au Kenya qui a diversifié son économie et dispose d’une relative stabilité politique.

LE TOP 3 DES SECTEURS LES PLUS PORTEURS

Les services financiers poursuivent leur ascension pour atteindre la 1ère place du podium, suivis de la grande distribution puis de l’énergie. La bancarisation du continent et à l’accès à un éventail de services de qualité explique son attractivité quand la grande distribution, elle,  bénéficie de l’émergence d’une classe moyenne et l’augmentation de la demande intérieure. Le secteur de l’énergie s’en trouve naturellement déclassé. 
#1 23% des sondés estiment que le secteur financier est au cœur des enjeux d’avenir ;
#2 Le secteur de la grande distribution recueille 16% des suffrages ;
#3 Le secteur de l’énergie arrive en 3e position avec 14% des suffrages.

L’INNOVATION ET LES NOUVELLES TECHNOLOGIES JUGEES PROMETTEUSES

L’essor technologique et l’innovation, portés par la jeunesse africaine et les enjeux liés à l’emploi, s’imposent comme des évidences pour la quasi-totalité des sondés. 98% d’entre eux considèrent que l’Afrique dispose d’un fort potentiel de développement dans l’innovation et les nouvelles technologies et 68% veulent y renforcer leurs investissements. Plus de 76% des sondés croient en l’apparition d’un modèle africain spécifique de l’innovation. Ils soulignent en effet le caractère créatif, flexible et adaptable de l’innovation africaine. Mais c’est le leapfrogging qui est considéré comme la caractéristique principale de ce modèle. Grâce à lui, l’Afrique s’impose notamment comme l’un des précurseurs dans la téléphonie mobile. Les technologies et l’innovation sont jugées par les investisseurs moins comme un outil de sophistication et de modernité (nice to have) qu’un moyen d’accès à des services de base et un outil au service du développement de l’économie locale (need to have) tels les moyens de paiement dématérialisés et l’accès aux soins.

« En Afrique, nous sommes arrivés à un stade où la technologie est beaucoup plus adaptée aux réalités locales. Nous ne sommes plus dans une logique où nous essayons de copier mais simplement de comprendre les besoins locaux et de chercher à y répondre, souvent avec des solutions très innovantes. » confirme Paul-Harry Aithnard, Directeur Marchés de Capitaux et Gestion d’actifs du groupe Ecobank.

« Le mobile est l’instrument principal d’accès à internet et aux services en Afrique. C’est grâce à lui que l'Afrique se développe et c'est une vraie particularité du continent par rapport aux pays développés. » explique Serge Ntamack, Directeur de Programmes, Corporate External & Legal Affairs de Microsoft Middle East & Africa.

LE TOP 6 DES CHAMPIONS AFRICAINS DE L’INNOVATION

#1 Le Kenya pour 87% des investisseurs
#2 L’Afrique du Sud (66%)
#3 Le Rwanda (45%)
#4 Le Maroc (42%)
#5 Le Nigéria et le Sénégal Ex-aequo avec 32% des voix

À propos de Havas Horizons  @HavasHorizons

Issue du rapprochement des expertises de l’agence Havas Paris, leader en communication d’influence en France et de l’Institut Choiseul, think tank reconnu sur les questions économiques internationales, Havas Horizons propose aux entreprises et aux institutionnels un conseil et un accompagnement en stratégie de développement et d’image en phase avec cet environnement socio-économique et politique très spécifique qu'est l'Afrique : mise à disposition d’experts, réalisation d’études sectorielles, gestion des relations avec les parties prenantes (grand public, partenaires d’affaires, investisseurs, institutions, et médias), organisation d’opérations de communication et d’événements, gestion d’image (communication de crise et communication financière incluses) et déclinaison opérationnelle (relations presse et publiques, événementiel, publicité et digital).

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